LA MENACE (1994)

Versioni in francese di Etienne Roda-Gil

 

BIENVENUE

Elle est venue enfin

Des cerises plein les mains,

Les jambes dans la soie ainées

Le corsage pas fermeé

C´était un de ces jours

Dont on dit que la lune

N'est pas le mari...

Elle m'a dit joue moi

Pour moi ce que tu sais

J'ai joué ce qu'elle voulait

Pour des cerises et pour du lait

C'était un de ces jours

Dont on dit que la lune

N'est pas le mari...

 

CE QUE SAIT LE SHERPA

Méfie-toi de ce qui brille petit fille,

Des mot sérieux aue tu ne comprends pas

Quelqu'un viendra entre Mars et jonquilles

Te raconter ce que l'aveugle voit

La neige des sommets lointains où tout brille

La mie de pain et l'eau claire que tu bois

Viendront un jour t'expliquer petite fille

Te raconter ce que l'aveugle voit

Que passent, bleues, les heures

Tout arrive et arrivera

Et tu verras

Tu verras ce que voit le Sherpa

Tu verras

Tu verras ce que l'aveugle voit

Et tu saurus ce que sait le Sherpa...

Peu importent les heures

Que le temps compte pour toi

Seules comptent les minutes

Qui ressemblent à ce que tu seras

Et tu sauras ce que sait le Sherpa...

La vie ne passe pas sans toi petite fille

Chaque sourire, chaque pleur vaut ta vie

Ne les donne pas comme on donne des

jonquilles

Et tu sauras ce que sait le Sherpa

Méfie toi de ce qui brille petite fille

De ceux qui parlent sans parler de toi

N'attends pas avant Mars les jonquilles

Et tu verras ce que l'aveugle voit...

Et tu sauras ce que sait les Shepra.

 

FOU DE LOVE

A. Branduardi / P.Panella

Sangre

loviente in core

Amai ma

come moro non vivrò mai

Loviente sangre

mit you por siempre

e tu non piense a mme

T'amo

più tuo son io

che de moi

son perdido e chiedo di me

a les tue braccia

a los tus besos

now che sarà de mi

Aulentina

tu non vivi per moi

Tiranna mia

tu non vivi per me

I fou de love

appriesse a tte

Amor che a me me fas le feu, la glace, plaisir, dolor

co ch'el vols

Tiranna mia

despotista tu sì

Tiranna mia

pianto e riso y desir

I fou de love

appriesse a te

Amor che a me me fas le feu, la glace, plaisir, dolor

e scioglie el sangre

loviente in core

rossiente por ti

Vurria vurria

ma prima 'e murì

Vida d'erotica ambicion

e moratoria de l'amour

e di esiziale inquisicion

Tiranna mia

ca ira

Sangre

Loviente in core

io basio

las palabras coi labbri miei

e più ti bramo

si el tuo bel labbro

palabra non è

Galantina

tu non vivi por mi

Tiranna mia

tu non vivi per me

I fou de love

appriessea ttè

Amor che a me me fas le feu, la glace, plaisir, dolor

co ch'el vols

Tiraanna mia

despotista tu sì

Tiranna mia

pianto e riso y desir

I fou de love

appriesse a ttè

Amor che a me me fas le feu, la glace, plaisir, dolor

e scioglie el sangre

loviente in core

morir je vurria

d'amour con ti

ma primma 'e murì

I feu de love

Tiranna tu sì

Sangriente love

in core por ti

 

JEANNE LA JEANNE

On a dit que les Anges t'ont parlé,

Tu l'as dit aussi, tout est pardonné...

Pauvre Vierge des charniers immenses,

D'un sourire, tu a inventé la France...

Ne le regrette pas

Ne le regrette plus...

La chair ne revient pas

Se promener dans nos rues...

Ceux qui parlent de Toi,

Ne parlent pas de Toi...

C'est un petit rêvequi nous a traversés,

Comment faire un Roi d'un papillon brûlé?

Une couronne frappée d'une épée traversée

Toutes les lachetés pour une seule Vérité...

Vers cette Vierge déguisée en soldat,

Rament ceux qui savent où la vie s'en va...

La chair ne revient pas

Se promener dans nos rues...

Ceux qui parlent de Toi

Ne parlent pas de Toi...

C'est un tout petit rêve qui nous a traversés,

Toutes les lachetés pour une seule Vérité,

Comment faire un Roi d'un papillon brûlé?

Ne le regrette pas...

Ne le regrette plus...

Le calice est rempli,

De la pluie de nos rues...

Ne le regrette pas...

Ne La regrette plus...

C'est un petit rêve qui nous a traversés

Comment faire un Roi d'un papillon brûlé?

 

TOUTES LES LUNES

La lune des dunes

La lune des lutins pleins

La lune chaude du soleil des clandestins

La lune des tristes

La lune de plaisantins

La lune grise qui veille au grain

La lune de cerises

La lune de moissonneurs

La lune blanche de poêtes vleurs

La lune grande

La lune des vendanges

La petite mort de la lune avant cinq heures

Et la marée vague après vague

Se mange la falaise

La pauvre falaise-femme

Que la lune se mange...

 

LA MENACE

La menace saute à la corde

Toute belle sous le grand porche

L'ermite murmure un psaume

Pour s'échapper de sa peine

La menace a un corsage

Où ses deux petits seins nagent

L'ermite ferme ses paupières

Comme on se noie dans la bière

La menace jette ses sandales

Devant la porte du sanctuaire

Et l'ermite sur son trapèze

Fait un filet de son rosaire

La menace sûre arrive

Le front chaud d'une jeune fière

Et l'ermite lui donne à boire

Du sirop à la cuillère

La menace lui raconte

Le souvenir de sa honte, petite honte

Et l'ermite la soulage

Il dit qu'il avait son âge, encore son âge

Quand le ciel l'a éprouvé

La menace est toute blanche

Sous la toile il voit ses hanches

L'emrite baisse les paupières

Sur ss talons salis de terr

La menace cherche un homme

Un mendiant ou un artiste, quelqu'un de triste

L'ermite lui donne une pomme à la peau lisse

Mais c'est dans sa main qu'elle mord...

La menace sourit d'avance

Et met la main dans son corsage

Lermite la retire

Pleine de sang et de rage

La menace la replace

Sur son coeur et elle l'embrasse

L'ermite voit briller un feu

A l'horizon, il est mieux

Et la pluie éteint le feu

Dans la nuit froide et noir

L'ermite se réveille

Seule la menace est éternelle.

 

CHALOUPE VIDE

Une chaloupe

Fatiguée balance

Entre deux rives

Sans importance...

Le vent la fait pencher deci de là

Le vin dans le flot

Est parti sans fuite

Comme la jeunesse

Que la mer caresse

Plus beau que la mouvement qui dansse sur terre

Plus douce que la peau d'une femme rebelle

C'est là, tout près de l'eau

Que je pense souvent à toi

Au chaud dans le souvenir

Même l'hiver, même au froid

Toute la fin de la vie d'une barque perdue

Fait du bonheur salé un souvenir rendu

Silence de l'ombre

Ressac et brume

Comme tes lèvres

Disent de mots vagues

Toute la fin de la vie

d'une barque perdue

Fait du bonheur salé un souvenir rendu

L'au me traverse

Comme une averse

Et la chaploupe

Lentement me berce

J'y vois des roses

Et d'autres choses

Que la mer change

Et métamorphose

 

CAMINANDO, CAMINANDO

Es caminando, es caminando

Qu'ils arrivent en grandes bandes

Es caminando, es caminando

Qu'ils chanten ensemble en grande bandes

Es caminando, es caminando

Qu'on les a fait fuire de nos landes

maintenant que les étoiles tombent

Que les murs, sur nous s'effrondrent

Es caminando, es caminando

Que loin de notre monde, ils sont tous partis...

Qu'on les a fait fuire de nos landes...

 

TROIMPHE DE LA DOUCEUR VIOLENTE

Dans le sou-bois qui s'éveille,

S'étirent les herbes folles,

Sans vêtements et san pagnes,

Elles montrent leur corolles...

Et les nymphe et les ménades

Attent les petit homme,

Pour les prendre dans les rêves

De l'amour qui dort encore...

Ni fatigue ni douleur

Dans les pleurs du sang des hommes,

Ni beauté ni sous-bois

A l'abris de leurs malheurs

Pas de Dieu qui nous punisse

Pas de Dieu qui nous trahisse...

Pas de piège dans les mystère

D'un Amour qui s'est fait chair.

Chair promise chair soumise,

Chair glacée ou chair brûlante,

De la jungle à la banquise,

La même flèche nous tourments...

Le temps qui détruit les chose

Les passions comme les roses,

Est moins violent que la grâce

De l'éternité des femme...

Vive la vie des tarentules

Vive la vie de petits homme...

Vive la vie des minuscules,

Des souffrants et des lucioles...

Ni fatigue ni douleur

Dans les pleurs du sang de hommes...

Aux rubans et aux splendeurs

On se blesse et on se cogne...

Pas de Dieu qui nous punisse

Pas de Dieu qui nous trahisse...

Pas de piège pas de mystère

D'un amour qui s'est fait chair.

Chair promisse, chair soumise

Chiar glacée ou chair brrûlante

De la jungle à la banquise

La même flèche nous tourmente...

Et dans la douceur violente,

De la nature impatiente,

Les Dieux devienntent des hommes

Et les femmes de espérances.

 

LIMBES

Il ya sûrementdes limbes

Où ceux qui s'aimaient s'attendent

Sans escapa et loin du temps

En espérant le moment

De se fondre doucement

Dans une autre vie qui chante,

Dans un futur qui fermente,

Sous un autre ciel plus clair...

Et la mémoire s'enchante

De se retrouver vivante

Dans la moitié qui lui manque

Et qui vient la retrouver.

Il ya sûrement des limbes

Où ceux qui s'aimaient s'attendent

Sans espace et loin du temps

En espérant le moment...

Et s'il y a des retrouvailles

Dans le luxe ou sur la paille

Même derrière des murailles

On voudrait bien essayer

Essayer de vivre encore

Dans le ciel ou sur la vague

Devenir un seul poisson,

Un seul oiseau nouveau...

Il n'y a plus de temps sans toi,

Ni poisson, ni oiseau.

 

OPHELIE (DOUCE ENNEMIE)

Folle, ma folle

Rosée qui s'envolle

S'envolle...

Toi, Fille

Tu picores la lune

Sans peine, pour moi...

Sourire

Tu mélange de larmes

Silences

Qui crient san prudence de joie

Ma folle

Prends mes ailes et vole, là haut...

Très loin de moi.

Folle, ma folle

Fragile et violente

Sois mienne

Bien folle

Tendre et insoumise

Inconnue de moi

Tu parles

Fleuve de parlose et pui

Tu ris

De tes espeérances folles

Ma folle

Prends mes ailes et vole là-haut

Très loin de moi...

Je garde

Comme une vengeance

La rage

D'une folie qui te ressemble bien

Ma folle

Prends mes ailes et vole là-haut

Très loin de moi...

 

ANGLE DE CIEL

Neige,

L'Aube,

Nuages

Et le Vent

Un Tout Petit Homme dans l'Angle du Ciel

Terre Acqua

La mer

Et le Temps

Un soileil radieux, Rouge spelndeur

Silense Immence

Obscurité

Un Tout petit Homme dans l'Angle du Ciel.